Études en médecine à l’UMONS : « Un taux de réussite élevé »

La Faculté de médecine de l’UMONS confirme son attractivité, avec une hausse de 80 % du nombre de candidats entre 2023 et 2026 et des taux de réussite jugés satisfaisants. Ces résultats ont été présentés au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles par la ministre-présidente Élisabeth Degryse. Depuis le 1er octobre, la faculté est dirigée par un nouveau doyen, le professeur Bertrand Blankert, et un nouveau vice-doyen, le professeur Giovanni Briganti. Son programme de formation obligatoire en intelligence artificielle a par ailleurs été cité en exemple par l’OCDE.

Depuis son lancement, la Faculté de médecine de l’UMONS connaît un beau succès. Celui-ci a été confirmé au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles par Élisabeth Degryse, ministre-présidente en charge de l’Enseignement supérieur : « Selon les chiffres communiqués, je constate un attrait croissant pour les études de médecine en Hainaut. En effet, entre 2023 et 2026, le nombre de candidats a augmenté de 32 % en Fédération Wallonie-Bruxelles, contre 80 % pour le programme à l’UMONS. Sur la même période, le nombre de lauréats a progressé d’un peu plus de 20 % en Fédération Wallonie-Bruxelles, contre 60 % à l’UMONS. Évidemment, il convient de tenir compte de l’augmentation du quota d’étudiants admis dans cette filière. Toutefois, durant cette période, cette augmentation a été de 86 unités pour l’UMONS, contre 309 pour l’ensemble de la Fédération. »

Pour l’année académique 2025-2026, parmi les 99 étudiants inscrits au master en médecine, 86 % étaient domiciliés dans le Hainaut, tandis que les autres étudiants se répartissaient entre 6 % de résidents belges hors Hainaut et 8 % de non-résidents belges.

Des abandons limités

Cette année, 96 % des inscrits sont domiciliés dans le Hainaut. « Selon les données disponibles, le taux de poursuite des études entre le bachelier et le master est élevé : 84 % des étudiants de la première cohorte ont poursuivi directement leur cursus en master, et ce taux s’élève à 73 % pour la seconde cohorte. Les taux de réussite sont également satisfaisants. Dans la première cohorte, sur 61 étudiants inscrits, 43 ont acquis l’ensemble des 120 crédits en deux ans. Dans la seconde cohorte, 33 étudiants sur 41 ont validé l’intégralité des crédits de leur programme annuel d’études. Par ailleurs, les abandons restent très limités : au sein de la première cohorte, seuls trois abandons ont été recensés. »

Les stages dans les hôpitaux locaux

Les stages sont réalisés majoritairement dans la province de Hainaut. « Selon les années et les stages concernés, entre 87 % et 99 % d’entre eux se déroulent dans le Hainaut. Durant le bloc 2 du master, les étudiants doivent obligatoirement effectuer des stages de grande clinique dans les hôpitaux académiques du réseau de stages de l’Université libre de Bruxelles (ULB). Une partie de ces stages peut néanmoins être réalisée dans le Hainaut. Les places disponibles dans la province, qui représentent environ 40 % de l’offre, sont intégralement utilisées. »

La promotion de la médecine générale est présente tout au long du parcours de formation. « Outre le premier stage du master, qui se déroule obligatoirement en médecine générale, la sensibilisation à la médecine générale est également assurée dans le cadre de l’apprentissage du raisonnement clinique. »

À noter que l’évaluation de l’atteinte des objectifs ayant fondé l’ouverture du master ne pourra être réalisée « qu’à partir de l’année académique 2030-2031, lorsque les premiers diplômés seront entrés dans la vie professionnelle. »

Une nouvelle équipe à la tête de la faculté

Depuis le 1er octobre 2026, la Faculté de médecine, de pharmacie et des sciences biomédicales de l’UMONS est dirigée par une nouvelle équipe. Le professeur Bertrand Blankert a succédé au professeur Alexandre Legrand au poste de doyen, tandis que le professeur Giovanni Briganti a repris les fonctions de vice-doyen, précédemment exercées par Bertrand Blankert.

Une formation en IA citée en exemple par l’OCDE

L’UMONS se distingue également par son enseignement obligatoire de l’intelligence artificielle et de la médecine digitale aux étudiants en médecine. Cette formation est issue de la Chaire IA et Médecine Digitale, créée en 2022 à l’initiative du professeur Giovanni Briganti, qui en est le titulaire, avec le soutien financier du groupe de presse médicale RMN-Vivactis. qui éditent entre autres Le Spécialiste , Medi-Sphère, Pharma-Sphère, Tempo Médical et Numerikare.

Le programme a été cité en exemple dans un rapport de l’OCDE consacré au déploiement responsable de l’intelligence artificielle en santé, publié en octobre 2026. L’organisation internationale le présente parmi les initiatives contribuant au développement des compétences nécessaires pour évaluer et utiliser l’IA de manière responsable dans la pratique clinique.

« Notre programme issu de la Chaire IA et Médecine Digitale à l’UMONS a été mis à l’honneur comme bonne pratique internationale en termes d’éducation par un récent rapport de l’OCDE », souligne le professeur Giovanni Briganti dans un post sur LinkedIn.

« Faire confiance aux futurs professionnels de la santé, y compris les médecins, en termes d’apprentissage et de maîtrise des méthodes sous-jacentes à l’IA est fondamental pour un futur souhaitable. Notre expérience nous a montré à quel point les futurs médecins, pharmaciens et scientifiques biomédicaux peuvent développer une vraie expertise en IA avec un regard tourné vers les soins. »

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