Le Dr Alin Derom prendra, le 1er novembre, la présidence du Comité de gestion de la plate-forme eHealth, succédant au Dr Jacques de Toeuf, qui occupait cette fonction depuis 18 ans. Cette nomination intervient alors que l’institution doit renforcer l’interopérabilité des données de santé et accompagner la transformation numérique des soins, indique-t-elle jeudi dans un communiqué .
Médecin spécialisé en biologie médicale, notamment dans les analyses radioisotopiques in vitro, Alin Derom possède une expérience de directeur de laboratoire. Il s’est particulièrement investi dans l’automatisation, les technologies de l’information et la qualité des analyses de biologie clinique, ainsi que dans le développement des échanges électroniques de données de santé.
Le nouveau président connaît déjà le fonctionnement de la plate-forme eHealth, dont il était membre effectif du Comité de gestion. Il succède à Jacques de Toeuf, nommé à cette fonction par un arrêté royal du 17 décembre 2008, avec effet au 1er novembre de la même année. Ce dernier aura ainsi présidé le Comité de gestion depuis la création de l’institution.
Créée par la loi du 21 août 2008, la plate-forme eHealth coordonne les échanges sécurisés de données entre les différents acteurs des soins de santé. Son Comité de gestion constitue l’organe décisionnel de l’institution. Il approuve notamment sa stratégie, établit son projet de budget et en surveille l’exécution.
En 2025, plus de 19 milliards de transactions électroniques ont transité par les services de base d’eHealth. Quelque 6,6 millions de patients disposent d’un dossier de santé résumé (SumEHR) et 2,8 millions d’un schéma de médication. Selon une étude de la Commission européenne publiée en juin 2026, la Belgique et l’Estonie affichent toutes deux un score de maturité de 100 % en matière d’accès électronique des citoyens à leurs données de santé.
La nomination d’Alin Derom intervient également dans le contexte du plan d’action eSanté 2026-2029, qui prévoit notamment la poursuite du développement des services numériques et la mise en place du dossier patient intégré belge (Belgian Integrated Health Record, BIHR). Ce projet doit faciliter la circulation et l’utilisation des informations médicales entre les différents prestataires de soins.
Parmi les autres défis figurent la mise en œuvre de l’Espace européen des données de santé (EHDS) et l’essor de l’intelligence artificielle, qui font évoluer les possibilités d’utilisation des données médicales et les exigences d’interopérabilité.
La plate-forme eHealth entend poursuivre l’adaptation de ses services et de ses infrastructures, tout en garantissant la sécurité des échanges, la qualité des données et le respect des droits des patients. « La confiance ne se décrète pas : elle se construit dans la durée », rappelle l’institution, qui insiste sur la nécessité de fournir aux professionnels de santé des informations pertinentes, fiables et accessibles au bon moment.







