Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp...) a lancé mercredi Muse Code, un outil d'intelligence artificielle capable d'écrire des logiciels de façon autonome, faisant son entrée sur le segment le plus lucratif de l'IA générative, dominé par Anthropic et OpenAI.
L'assistance à la programmation est aujourd'hui le principal marché où l'IA génère des revenus concrets, au-delà des robots conversationnels grand public comme ChatGPT ou Gemini.
Microsoft en a été le pionnier avec GitHub Copilot, avant l'essor d'une nouvelle génération d'outils dits "agentiques", capables d'enchaîner seuls plusieurs tâches complexes: Claude Code chez Anthropic, Codex chez OpenAI ou encore Cursor, dont le rachat par SpaceX, le groupe d'Elon Musk, est en voie de finalisation.
Muse Code n'est pas un simple générateur et correcteur de code informatique: le logiciel planifie la réalisation d'un projet, le découpe en tâches, écrit le programme et en vérifie le résultat.
Il peut déléguer des tâches à plusieurs "sous-agents" travaillant en parallèle, a expliqué le patron de Meta, Mark Zuckerberg, sur son réseau social Threads.
L'outil, en version bêta, est facturé à l'usage (et non sur abonnement), à des tarifs inférieurs à ceux de la concurrence, une stratégie de conquête assumée.
Meta propose même, par défaut, un tarif environ dix fois inférieur aux utilisateurs qui acceptent de partager leurs données d'utilisation pour améliorer ses produits.
Le géant des réseaux sociaux, dont les revenus reposent presque entièrement sur la publicité, cherche ainsi à monétiser directement ses modèles d'IA, sous la pression d'investisseurs inquiets de l'ampleur de ses dépenses.







