Le projet Joint Action eCAN Plus (JA eCAN Plus) réunit 81 partenaires issus de 23 pays européens pour une durée de quatre ans. Il associe instituts de santé publique, universités, hôpitaux, centres de cancérologie et associations de patients, avec la participation notamment de l’INAMI. Il s’inscrit dans la continuité de la première Joint Action eCAN.
Face à un enjeu majeur de santé publique, les promoteurs rappellent que « le cancer constitue l’un des enjeux de santé les plus urgents » et qu’il représente « la deuxième cause principale de mortalité dans la plupart des États membres de l’UE ». Sans intervention, « l’incidence du cancer en Europe pourrait augmenter de 20 % d’ici 2040 », soit « plus de 5 millions de nouveaux cas chaque année ».
Accélérer l’intégration des outils numériques
Le projet entend tirer les enseignements de la pandémie de Covid-19, qui a mis en évidence le potentiel des outils numériques, notamment en télémédecine. L’objectif affiché est de « rendre les bénéfices de la santé numérique accessibles à tous les citoyens, patients et professionnels de santé », afin d’améliorer à la fois la prévention et la prise en charge oncologique.
Concrètement, JA eCAN Plus prévoit le déploiement d’un programme de formation destiné à renforcer les compétences numériques des professionnels de santé, mais aussi des patients et du grand public. Les thématiques couvrent la télémédecine, la surveillance à distance et l’utilisation d’outils d’e-santé dans le contexte du cancer.
Le projet vise également à structurer la collaboration numérique entre centres de cancérologie, tout en testant l’intégration de solutions de télémédecine dans différents contextes cliniques, via des projets pilotes.
Préparer l’espace européen des données de santé
Un autre axe central concerne la préparation à la mise en œuvre de l’Espace européen des données de santé (EHDS). JA eCAN Plus doit ainsi développer un cadre facilitant l’échange sécurisé de données de santé et l’augmentation des capacités de télémédecine au sein des centres oncologiques.
Les projets pilotes et cas pratiques permettront de tester ces outils « de manière sécurisée et conforme à la réglementation européenne en vigueur ». Les résultats attendus doivent contribuer à orienter les politiques de santé et les pratiques cliniques, avec un objectif affiché d’amélioration de la qualité des soins et de la qualité de vie des patients atteints de cancer.
> Plus d'informations sur le site web du projet







