Tout comme les médecins, les kinésithérapeutes, les logopèdes et les sages-femmes pourront aussi organiser dès cet été des consultations par vidéo, a indiqué vendredi le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit).
Dès ce 1er juillet, les kinés pourront assurer des traitements ainsi que de la télésurveillance par vidéo.
Une série de conditions ont toutefois été fixées: les patients auront dû voir leur thérapeute au moins une fois physiquement avant toute consultation en ligne. Le nombre de consultations vidéo consécutives sera limité à deux. Le patient pourra toutefois décider lui-même de poursuivre son traitement par liaison vidéo. La prescription du médecin ne doit pas mentionner explicitement que le traitement peut avoir lieu à distance, mais elle doit préciser si le traitement ne peut pas avoir lieu à distance.
Les sages-femmes quant à elles pourront assurer des consultations pré-natales par vidéo dès juillet si leur patiente y souscrit. Ici aussi, la première consultation devra obligatoirement se faire en présentiel. Le nombre de téléconsultations consécutives est ici aussi limité à deux.
Enfin, pour les logopèdes, le nouveau régime sera ouvert à partir du 1er août. Le nombre de téléconsultations consécutives est plafonné à dix au maximum. Le premier rendez-vous devra ici aussi obligatoirement se faire de manière physique. Les téléconsultations ne seront pas autorisées pour les enfants de moins de quatre ans.
Selon le ministre Vandenbroucke, ces téléconsultations constituent un "complément utile aux soins".
"Pour les soignants, cela conduira à moins 'no-shows' . Pour les patients, cela permettra un meilleur suivi. Les soins ne seront pas interrompus par des agendas chargés et des déplacements difficiles".
Les médecins étaient déjà autorisés à pratiquer des téléconsultations depuis la pandémie de coronavirus, mais le remboursement de celles-ci a été arrêté en début d'année dernière.







