Un robot humanoïde est testé en maison de repos pour évaluer son rôle face à l’isolement des aînés et à la pression sur les équipes de soins. L’initiative est menée par Living Tomorrow, i-mens, Howest et Tomorrowlab.
Ameca est utilisé comme outil complémentaire, sans remplacer les soignants. Le robot engage la conversation, stimule les souvenirs et invite les résidents à interagir. Lors d’une démonstration, le ministre-président flamand Matthias Diependaele a dialogué avec le robot.
Les partenaires relèvent que plus de 30 % des plus de 75 ans et plus de 60 % des plus de 85 ans en Europe se sentent régulièrement seuls, avec des effets sur la santé mentale et physique, notamment un risque accru de dépression et de déclin cognitif.
Une étude menée à Gand, au sein de i-mens, auprès de 31 personnes âgées de 63 à 93 ans montre des échanges d’une durée moyenne de 15 à 20 minutes, autour de la famille, des loisirs et des souvenirs. Les participants évoquent « le plaisir d’avoir quelqu’un à qui parler » et des conversations jugées « intéressantes et enrichissantes ».
Le robot reconnaît des expressions faciales, analyse des émotions et adapte ses réponses pour maintenir un dialogue. Il peut aussi contribuer à repérer des changements d’humeur ou de comportement.
Les partenaires indiquent que cette technologie vise à créer des moments d’échange lorsque les ressources sont limitées et à fournir des indications aux équipes sur l’évolution du bien-être des résidents.







