Un écran médical capable d’afficher des scanners et IRM en relief, sans lunettes ni casque de réalité virtuelle, pourrait bientôt trouver sa place au bloc opératoire et en consultation. La société française Avatar Medical a annoncé mardi, dans un communiqué, le développement d’une plateforme d’imagerie 3D destinée notamment à la neurochirurgie, l’orthopédie, l’ORL ou la radiologie interventionnelle, permettant aux médecins de manipuler l’anatomie du patient en trois dimensions à partir d’images CT et IRM. La solution vient de recevoir une autorisation 510(k) de la Food and Drug Administration (FDA) américaine.
La plateforme permet aux cliniciens d’interagir avec des reconstructions anatomiques tridimensionnelles sur différents supports, allant des écrans standards de bloc opératoire aux systèmes autostéréoscopiques et environnements de réalité virtuelle. Elle vise principalement des spécialités comme la neurochirurgie, l’ORL, l’orthopédie, l’oncologie ou la radiologie interventionnelle.
Selon l’entreprise, l’objectif est de permettre aux médecins de travailler directement sur une représentation spatiale de l’anatomie du patient plutôt que sur des images 2D classiques. La solution peut notamment être utilisée pour la planification préopératoire et comme support peropératoire, tout en restant intégrée aux systèmes PACS et aux flux de travail existants.
Avatar Medical a également annoncé une compatibilité avec l’écran médical autostéréoscopique Eonis 3D de Barco. Les deux entreprises développent conjointement une solution baptisée “Eonis Vision”, destinée à permettre aux médecins et aux patients de visualiser ensemble des images anatomiques en relief durant les consultations.
“Pendant trop longtemps, les médecins ont pris des décisions tridimensionnelles à partir d’images bidimensionnelles”, déclare Xavier Wartelle, CEO d’Avatar Medical, cité dans le communiqué. Selon lui, les écrans 3D sans lunettes doivent permettre une interaction “plus naturelle” entre médecins et patients, sans recours à des casques de réalité virtuelle.
La société affirme que sa plateforme permet l’analyse, l’annotation et la manipulation des données d’imagerie en 2D, 3D et environnement immersif “en quelques clics”, sans ajout de complexité technique dans la pratique clinique.







