La reine Mathilde s’intéresse à l’intelligence artificielle dans la formation des futurs soignants

Les applications de l’intelligence artificielle dans l’enseignement des professions de santé étaient au cœur d’une visite de la reine Mathilde mercredi sur le Campus U-Charleroi. Les universités et hautes écoles francophones partenaires du site lui ont présenté plusieurs initiatives visant à préparer les futurs professionnels à l’utilisation de ces outils.

L’intelligence artificielle gagne progressivement sa place dans la formation des professionnels de la santé. C’est l’un des constats mis en avant mercredi lors de la visite de la reine Mathilde sur le Campus U-Charleroi, où les cinq établissements partenaires du site ont présenté plusieurs projets développés dans ce domaine.

La souveraine a rencontré des enseignants, des chercheurs et des étudiants de l’ULB, de l’UMONS, de l’UCLouvain, de la Haute École Condorcet et de la HELHa. Les échanges ont porté sur l’intégration de l’IA dans les cursus de formation, mais aussi sur les questions éthiques et sociétales liées à son utilisation croissante dans les soins de santé.

Parmi les initiatives présentées figurait la Chaire en intelligence artificielle et médecine digitale de l’UMONS. Son titulaire, le Pr Giovanni Briganti, a détaillé le dispositif de formation mis en place pour familiariser les étudiants en médecine avec ces nouvelles technologies. Première chaire universitaire francophone belge consacrée à cette thématique, elle bénéficie depuis trois ans d'une participation financière de la société Reflexion Medical Network et du groupe Vivactis. ( Le Spécialiste, Medi-Sphère, Tempo Medical , Numerikare, ...)

Selon le Pr Giovanni Briganti, la maîtrise de ces outils constitue désormais une compétence essentielle pour les futurs médecins. Plus de 500 étudiants en médecine suivent chaque année à Mons un programme de formation obligatoire consacré à l’intelligence artificielle et à ses applications en santé.

Les responsables académiques présents ont également insisté sur la nécessité d’accompagner le développement de ces technologies par une réflexion critique. Si l’IA offre de nouvelles possibilités en matière d’aide à la décision, d’analyse de données ou d’apprentissage, elle ne remplace pas le jugement clinique ni la relation entre le soignant et le patient.

La visite royale s’inscrivait dans une réflexion plus large sur les transformations que les outils numériques et l’intelligence artificielle apportent à l’enseignement supérieur et à l’organisation future des soins.

Vous souhaitez commenter cet article ?

L'accès à la totalité des fonctionnalités est réservé aux professionnels de la santé.

Si vous êtes un professionnel de la santé vous devez vous connecter ou vous inscrire gratuitement sur notre site pour accéder à la totalité de notre contenu.
Si vous êtes journaliste ou si vous souhaitez nous informer écrivez-nous à redaction@rmnet.be.