Le Conseil national de l'Ordre des médecins rappelle, dans un avis publié sur son site internet, que les médecins peuvent utiliser les réseaux sociaux pour diffuser des informations médicales à visée pédagogique, mais qu'ils doivent choisir un canal de communication adapté au public visé et au contenu du message. Pour les patients comme pour les confrères, l'Ordre estime que d'autres supports offrent davantage de garanties en matière de qualité scientifique.
L'avis répond à une question relative à l'utilisation des réseaux sociaux par un médecin souhaitant diffuser des informations médicales dans une démarche pédagogique, tant auprès des patients que de ses confrères.
Le Conseil national rappelle qu'un médecin reste soumis à ses obligations déontologiques lorsqu'il communique sur les réseaux sociaux. « L'information médicale délivrée doit être claire, objective, prudente, nuancée, conforme aux données actuelles de la science et ne peut pas encourager la réalisation de prestations inutiles », souligne-t-il.
Si les réseaux sociaux permettent une diffusion rapide auprès d'un large public, ils présentent également des limites importantes. Ils « n'offrent généralement pas de contrôle préliminaire de ce qui est mis en ligne », relève l'Ordre, évoquant notamment la qualité méthodologique, la rigueur scientifique, la transparence des éventuels liens d'intérêts ou encore la vérifiabilité des informations diffusées. Selon lui, le foisonnement de contenus de qualité variable « rend difficile l'identification des contenus conformes aux données acquises de la science et entretient la confusion quant à leur fiabilité ».
Pour les publications destinées aux patients, le Conseil national juge « opportun de collaborer avec des institutions ou organisations telles que les hôpitaux, les autorités publiques et les sociétés scientifiques, en vue d'une information sur leur site Internet qui est ensuite partagée via les réseaux sociaux ».
En revanche, pour la diffusion de connaissances scientifiques auprès des confrères, l'Ordre considère que « les revues médicales bénéficiant d'une évaluation par les pairs, les congrès scientifiques et les sociétés scientifiques constituent les modes de communication les plus appropriés ».
À travers cet avis, le Conseil national rappelle que si les réseaux sociaux peuvent constituer un relais d'information, le choix du canal de communication doit rester guidé par la qualité scientifique des contenus et par le public auquel ils sont destinés.







