L'Académie de recherche et d'enseignement supérieur (Ares) financera un projet visant à améliorer le diagnostic de la malaria en République démocratique du Congo (RDC) grâce à l'intelligence artificielle (IA) et à soutenir la recherche sur de nouveaux traitements issus de plantes médicinales, ont annoncé vendredi les partenaires du projet.
Baptisé Kupamal, le projet réunit l'Université de Mons (UMons) et l'Université de Lubumbashi. Il s'appuie sur un prototype d'algorithme, développé par l'université congolaise avec l'École spéciale de mécanique et d'électricité (ESME), capable de détecter et de quantifier automatiquement les parasites responsables de la malaria à partir d'observations microscopiques.
Les chercheurs entendent désormais optimiser cet outil avant son déploiement dans deux laboratoires universitaires, à Lubumbashi et Kinshasa, ainsi que dans huit sites pilotes répartis dans les zones de santé de la province du Haut-Katanga.
Le projet prévoit également la création, à l'Université de Lubumbashi, d'une plateforme de culture in vitro du parasite Plasmodium afin d'évaluer l'efficacité de plantes traditionnellement utilisées contre la malaria. Les équipes identifieront les molécules actives les plus prometteuses grâce à la spectrométrie de masse et à une approche de fractionnement bioguidé, tandis que l'UMons apportera son expertise dans la culture in vitro du parasite et l'analyse des extraits végétaux.
Selon l'Organisation mondiale de la santé, la malaria provoque près de 600.000 décès par an dans le monde. La RDC est le deuxième pays le plus touché après le Nigeria.
Financé par l'Ares à hauteur d'environ 500.000 euros, le projet débutera en décembre 2026 pour une durée de cinq ans.







