En janvier, l’AFMPS ouvrait aux médecins une nouvelle application permettant de signaler plus commodément des effets secondaires. L’Agence fédérale des médicaments constate une hausse d’environ 30% des notifications par les prestataires de soins depuis le lancement de l’outil.
La nouvelle application, notifieruneffetindesirable.be, est voulue plus intuitive. Elle est supposée simplifier les accès – entre autres via la suppression du système DocCheck et la compatibilité avec les smartphones et tablettes – et faciliter l’encodage, grâce à des menus déroulants ou encore la possibilité de s’interrompre durant la manœuvre. L’AFMPS disait espérer, du coup, voir les signalements monter.
Quasi 6 mois plus tard, en dépit du covid-19, on semble engagé sur la voie attendue. « Il y a eu une nette augmentation (environ 30%) du nombre de notifications d’effets indésirables par les professionnels de la santé depuis le lancement de l’application en ligne » à leur attention, commente l’AFMPS. On voit (cf. graphique) qu’à dater du confinement, les chiffres retombent de moitié, avant de repartir un temps à la hausse. L’Agence souligne que la part de notifications via l’application (comprenez : versus d’autres moyens de transmission) s’est révélée « fort élevée dès le lancement », et « certainement dès le confinement ». En outre, cette part « est également plus élevée que via l'ancien portail ».

ALL HCP: toutes les notifications par les professionnels de santé; VONS HCP: les notifications via l’application en ligne pour professionnels; Portal: les notifications via l’ancien portail de notification - Source: AFMPS, juin 2020
Et du côté des patients ? Les signalements augmentent après mise à jour de l’application les concernant en janvier « mais il n'y a pas d'effet majeur du confinement comme pour les notifications des professionnels ». Ici aussi, la part de notifications de patients arrivant par l’application web progresse, par rapport à des méthodes comme l’e-mail ou le courrier postal.
Et si on « dézoome » pour considérer les choses sur le long terme ? « Au fil des ans, nos experts ont constaté une augmentation progressive des notifications par les patients [la possibilité existe depuis 2012, ndlr] et une diminution des notifications par les professionnels, bien qu'elles semblent à nouveau augmenter en 2020 malgré la crise du covid-19 », résume l’AFMPS. L’un dans l’autre, le total des signalements est sur une courbe ascendante, ayant quasi doublé entre 2012 (550) et 2020 (par extrapolation sur 12 mois, 992).
|
Notifications par les professionnels de la santé |
Notifications par les patients |
TOTAL |
|
|
320 |
|
320 |
|
|
616 |
|
616 |
|
|
716 |
|
716 |
|
|
459 |
|
459 |
|
|
413 |
|
413 |
|
|
527 |
23 |
550 |
|
|
517 |
106 |
623 |
|
|
514 |
69 |
583 |
|
|
443 |
179 |
622 |
|
|
383 |
257 |
640 |
|
|
468 |
411 |
879 |
|
|
337 |
365 |
702 |
|
|
432 |
505 |
937 |
|
|
472 |
520 |
992 |
Extrapolated to 12 months) |
Source: AFMPS, juin 2020







