Télémédecine : une étude française annonce 356 millions d'économie possible sur 3 pathologies

La télémédecine  pourra-t-elle  être  une source d’économies dans la santé ? C’est ce qu’a voulu savoir la société IQVIA qui a mené une étude inédite pour l'association des Laboratoires japonais présents en France (LaJaPF) et qui annonce 356 millions d'économie possible par an sur trois pathologies.

L’Association LaJaPF  (Laboratoires Japonais Présents en France) et la société IQVIA se sont intéressées à l’impact de la télémédecine sur les parcours de soins au travers de trois pathologies chroniques : l’hypertension artérielle, le diabète et le cancer de la prostate.  Les résultats de cette étude, réalisée avec le soutien du Leem, l’association française des entreprises du médicament,  semble démontrer  qu’il existe « des marges d’économies significatives pour l’Assurance Maladie. »

Cette étude, réalisée sur la base de données de l’assurance maladie (EGB/SNIIRAM) en partenariat avec l’Université de Lyon, a eu pour objet d’examiner les actes susceptibles d’être pratiqués par la télémédecine et d’en mesurer l’impact budgétaire, ou tout du moins, le coût maximum de nomenclature pour que l’efficience soit au moins de 50 % pour les comptes de l’Assurance maladie.

L’étude a été  réalisée « en vie réelle » avec l’identification, pour chacune des trois pathologies modélisées, des actes susceptibles d’être pratiqués par la télémédecine. L’impact budgétaire a ensuite été mesuré par rapport au parcours de soins de référence.

3 pathologies sous télé-surveillance

La mise en place d’une télésurveillance de la pression artérielle pour les 1 633 442 patients éligibles permettrait en effet de diminuer de 63 % les consultations de médecins généralistes et d’infirmières et de 25 % les coûts de médicaments.

Dans le cas du cancer de la prostate, le recours à la téléconsultation avec un urologue permettrait une quasi suppression des frais de transport et des arrêts de travail liés aux consultations de suivi. Pour les patients atteints d’un diabète de type 2, une économie significative serait réalisée grâce au recours d’un acte de télé-expertise avec un ophtalmologue pour les patients de diabète de type 2 avec suspicion de rétinopathie, avec à la clé, la réduction de 73 % les consultations ophtalmologues, de 24 % les examens et de 71 % les coûts liés au transport.

356 millions d’économies

Au total, 356 millions d'euros d'économies pourraient être réalisés en une année. 322 millions d’euros par an grâce à la télésurveillance dans la prise en charge de l’hypertension artérielle, 26,3 millions d’euros par an grâce à la téléconsultation dans la prise en charge du cancer de la prostate, 8 millions d’euros par an grâce à la télé-expertise dans la prise en charge de la rétinopathie diabétique.

« Au-delà des chiffres,  le développement de la télémédecine s’inscrit dans une volonté progressiste de faciliter l’accès aux soins, un droit universel mis à mal aujourd’hui par les déserts médicaux. Faire progresser l’équité et l’efficience du système de santé constitue une volonté qui nourrit quotidiennement notre réflexion et nos échanges », commente Patrick Errard, Président de l’Association des Laboratoires Japonais Présents en France.

LaJaPF : Astellas, Chugai, Daiichi-Sankyo, Eisai, Kirin, Kyowa, Otsuka, Santen, Takeda

> La présentation de l'étude 

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